PI-SPI est le système de paiement instantané construit par la BCEAO, la banque centrale des huit pays de l’UEMOA. Il permet aux banques, aux institutions de microfinance et aux émetteurs de monnaie électronique de la région d’échanger de l’argent entre eux, instantanément, à toute heure. On l’écrit aussi PISPI ou PI SPI : c’est le même système.
Les chiffres qui comptent
- Un paiement passe en 20 secondes environ, contre un à trois jours pour un virement classique.
- Le service fonctionne 24h/24 et 7 jours sur 7, week-ends et jours fériés compris.
- Il couvre les 8 pays de l’UEMOA : un seul réseau pour toute la zone.
- Les plafonds sont pensés pour l’économie réelle : jusqu’à 100 millions de FCFA par virement entre entreprises, et jusqu’à 5 millions vers un particulier.
- Un paiement exécuté est définitif : il ne peut pas être annulé.
Comment ça marche, concrètement
Pour un particulier, PI-SPI apparaît dans l’application de sa banque ou de son opérateur : créer un alias (un identifiant simple lié à son compte), envoyer un paiement, recevoir un transfert, scanner un code QR. L’argent va directement d’un compte à l’autre, quel que soit l’établissement en face.
Pour une entreprise, le besoin est différent. Elle ne veut pas seulement faire un paiement depuis une application : elle veut connecter ses propres systèmes, encaisser ses clients, payer ses fournisseurs et ses salariés, suivre chaque opération. C’est le rôle d’un accès dédié, l’API Business, que nous expliquons dans la page Accès PI-SPI pour une entreprise.
Qui participe au système
La FAQ officielle de la BCEAO le définit précisément : les banques, les institutions de microfinance, les émetteurs de monnaie électronique et les établissements de paiement participent au système PI-SPI. Ce sont les quatre seules catégories de participants directs. Toute autre organisation, entreprise comme fintech, y accède comme cliente d’un participant.
Ce que PI-SPI fait, et ce qu’il laisse ouvert
PI-SPI fait remarquablement bien ce pour quoi il a été conçu : transporter l’argent en quelques secondes entre les institutions connectées. Un rail de paiement n’a pas vocation à faire plus. Il ne facture pas, ne décide pas qui, dans une entreprise, a le droit de payer, ne rapproche pas un paiement de sa facture. Ces questions restent à la charge de chaque entreprise qui s’y connecte, et elles comptent d’autant plus que chaque paiement est instantané et définitif.